2010/09/30

Habitação para Todos

Corredor


Bonne nouvelle sortie la semaine passée, notre équipe d'architecte a obtenu une mention dans le concours dit du CDHU, à São Paulo.

C'était un concours assez lourd, divisé en 6 catégories, toutes dédiées au logement social et à la préfabrication (habitat individuel, petit collectif, grand collectif, ...). Le rendu, lui aussi, était assez chargé (8 planches A1, là où en général ça tourne autour des 3 ou 4 ; projet plus détaillé qu'à l'habitude). Bref, pas facile de retomber sur ses pieds avec en plus une équipe montée de toute pièce, dont les 3/4 des personnes n'avait jamais travaillé ensemble, autour du patron José Carlos Franco Corrêa.

Implantation générale


Le principe général était de répondre aux besoins de haute densité par des bâtiments alignés et ouverts sur leur environnement, via un choix de proposer des appartement traversants. Tous les bâtiments présents sur la même ligne sont reliés par de longues coursives à l'air libre, permettant d'abriter la façade Nord à l'abri du soleil et préservant l'intimité des appartements vis-à-vis des bâtiments positionnés en arrière.

Enfin, des plate-formes de connexions offrent un accès en partie basse , en même temps qu'elles se connectent à des espaces commerciaux en lien avec la rue.

Coupes et façades


Pour ceux qui veulent en savoir un peu plus, les résultats du concours ont été publiés ici.

Corredor

2010/08/20

Nouveau hobby

Une fois de plus, au cours de mes pérégrinations en réseau (une errance sur internet), je suis tombé sur un site qui m'avait déjà interpellé il y a quelques temps. Il s'agit de conceptart.org.

En gros, c'est un site de partage de créations graphiques (photo, design, 3D, illustration...). Il n'est pas forcément facile de s'y retrouver, mais en fouinant un peu, il existe de véritables oeuvres d'art.

Il y a également une section qui a su attirer mon regard : EOW. En clair, cela signifie Environment Of the Week. Il s'agit d'une petite compétition sans but précis qui consiste à créer une image représentant un thème donné. Chaque participant a ainsi une à deux semaine pour envoyer l'image qu'il arrive à produire. Cette image est ensuite soumise au vote des inscrits sur le site. Il n'y a rien à gagner, sinon se forcer à construire un univers qu'on n'aurait pas forcément créé de sa propre initiative.

Pourquoi je raconte tout cela ?

Simplement car j'ai participé à ma première édition (EOW #147). Le thème était The Festival.

Aucune règle précise, aucune époque ni aucun lieu déterminé, il suffisait de créer un lieu montrant des gens s'amusant.

Voici donc mon image, réalisée à l'aide de mon nouveau joujou (une palette graphique que j'ai mis un peu de temps à maitriser).


Le prochain sujet me plait moins, mais quelques idées commencent néanmoins à émerger. On verra ce qu'il en sortira.

Les liens :

http://www.conceptart.org/

Environment Of the Week

EOW #147 The Festival

 

2010/07/26

Décidément !



Bon, on ne va pas s'arrêter en si bon chemin, si ?
Ce matin, en flânant un peu sur internet à la recherche de quelques informations nouvelles sur le monde, je suis tombé sur un article concernant un projet de transport collectif alternatif autour de la Lagoa Rodrigo de Freitas, à Rio de Janeiro.
Ce projet, nous l'avons réalisé en 2009, dans le but de le proposer au maire de la ville. Ce projet étant resté sans suite, je ne pensais pas le retrouver aujourd´hui 'a la une des informations sur Rio.
Plutôt une bonne surprise.

Pour ceux qui parlent portugais, l'article est disponible ici.

Imagens copyrights BLAC, Rio de Janeiro.

2010/06/21

MUMA





Muma est l'abréviation de MUseu do Meio Ambiente (musée de l'environnement). Si le nom peut faire penser au MoMA de New York City (Museum of Modern Arts), le reste est bien différent.

Le musée en question est situé à la marge du Jardim Botânico (que je ne vous ferais pas l'affront de traduire), accueillant au passage quelques spécimens rares d'arbres et arbustes. Il occupe un bâtiment classé au patrimoine historique de la ville, qui n'est malheureusement plus vraiment adapté aux besoins actuels et futurs.

Un concours a donc été lancé par le biais du ministère de l'environnement de l'Etat de Rio de Janeiro et de l'IAB, Institut des Architectes du Brésil.

L'agence BLAC s'est à nouveau distinguée pour un concours d'architecture à Rio de Janeiro.

Après notamment une mention honorable obtenue pour le concours de l'Hotel Paineiras en 2009, cette fois-ci, c'est la troisième place qui a été atribuée à l'équipe. Je profite donc de la parution d'un article concernant la proposition de la BLAC sur le site Plataforma Arquitectura (en espagnol) pour diffuser un peu ce projet.

D'autres images, ainsi que les plans, coupes et élévations sont disponibles sur la page de l'article en question.

2010/04/18

Let's Go And Watch The Sunrise

Pourquoi aujourd'hui ? Je ne sais pas. Toujours est-il qu'en me réveillant, je me suis dit que ces images dormaient dans mon disque dur depuis trop longtemps. Un petit peu de montage, un bout de chanson des Kings Of Convenience (Gold For The Price Of Silver) et le tour est joué.

Ce jour là, on s'était levé à l'aube pour pouvoir profiter du site du Machu Pichu avant l'arrivée massive des visiteurs en provenance directe de Cuzco. Malheureusement, le temps n'était pas vraiment celui escompté. Peu importe, nous sommes montés en bus, avec la cohorte de touristes ayant suivi les mêmes conseils prodigués par les mêmes guides. Et plutôt que nous hâter vers les ruines, nous avons préférer prendre un peu de recul sur les hauteurs environnantes pour mieux prendre la mesure de ce que nous étions en train de vivre. 

Et c'est à ce moment que les nuages nous ont fait le cadeau de laisser progressivement la place au soleil, pour un moment unique. Les premiers rayons se sont mis à percer le ciel couvert, et se sont finalement imposés pour le reste de la journée. Le retour en train au milieu des collines aura plus tard mis un point final à la petite ballade de 2 jours que nous avons fait entre Cuzco, Pisac, Ollantaytambo, Aguas Calientes et le Machu Pichu.





Porque hoje ? Não sei. Mas eu sei que quando acordei, achei que essas imagens ficaram um tempo longo demais no meu computador. Um pequenho trabalho de montagem, um pedaço de uma canção dos Kings Of Convenience (Gold For The Price Of Silver) e pronto.

Para descobrir o reste da história em portugues, é só pedir nos comentários.

Why today ? I don't know. But when I woke up earlier, I thought these pictures slept too much in my computer. Some arrangements, a small piece of a song by the Kings Of Convenience (Gold For The Price Of Silver) and that was it.

If You wish to know the rest of the story, You just have to ask and I'll translate. 

2010/03/26

História de uma tatuagem

Pourquoi ce message ?

En août 2009, à Rio de Janeiro, je me suis fait faire un tatouage.
Beaucoup de ceux qui l'ont aperçu m'ont demandé ce qu'il représentait.
La réponse étant longue et d'un ennui sans comparaison, j'ai souvent pris le parti d'une explication simple et largement incomplète. Alors pour ceux que ça intéresse, voici l'explication.

Pourquoi un tatouage ? 

J'existe.
Je ne sais pas dans quelle mesure, mais j'existe.
Suis-je un être vivant, de chair et d'os (et qu'est ce qu'un être vivant) ? Suis-je un esprit immatériel ?
Que je sois un individu dans un environnement palpable ou un simple protagoniste dans un roman que seul son auteur maîtrise ; réel ou virtuel, tout cela, finalement importe peu.
Non seulement parce qu'une présence, même virtuelle est une forme d'existence. Même une donnée fictive, une hypothèse non vérifiée, possède son espace propre, ancré dans le réel.
Mais également parce qu'en fin de compte, rien de tout cela n'est vérifiable. Tout n'est que supposition, à laquelle on peut trouver des corrélations, certes, mais jamais complètement certaines. Il en est de même qu'en physique, où les principes généraux, les théorèmes classiques sont compris et maîtrisés jusqu'à l'approche de l'infiniment grand et de l'infiniment petit.

J'existe, donc.
Mais ne sachant pas dans quelle mesure, je ne peux me reposer de manière certaine que sur ce qui s'offre à moi, ce que je perçois. La vue, l'ouïe, l'odorat, le goût et le toucher sont les seules sources d'information dont je dispose.
Le reste n'est qu'une histoire de confiance. Ce que je comprends de la société, des autres m'est nécessairement transmis par un ou plusieurs de ces 5 sens. Je dois donc non seulement me faire confiance (ce que je perçois) mais également faire confiance à mon environnement (qui m'envoie ces informations).

En quelque sorte, mon corps est donc un immense filtre qui transforme tout ce qu'il reçoit en information destinée à mon esprit. Ainsi, tout mon monde ne serait en définitive qu'information. La matière elle même n'est-elle pas constituée uniquement de protons, neutrons et électrons dons la quantité (nombre) défini à la fois les agencements possibles, mais également la matière qui va résulter de chaque assemblage, de chaque atome.

Un tatouage permet de mettre en évidence ce rapport entre matière et information.
Quelques gouttes d'encre insérés dans la peau modifient l'information portée par mon corps. Celui-ci transmet ainsi des signaux différents aux autres individus qui le perçoivent.



Je pense donc que le corps est une matière, support d'information qui transmet les informations extérieures à mon esprit.
Mais cette relation existe également dans le sens opposé. Ainsi, le corps est également essentiel pour l'expression de l'esprit. D'ailleurs, une fois le corps disparu, seules restent les informations qu'on est parvenu à transmettre autour de nous : après notre mort, notre existence continue virtuellement (mais dans l'espace du réel) à travers nos actes corporels antérieurs (paroles, écrits, actes). En quelque sorte, cette conception est une forme athée de vie après la mort, voire de réincarnation.
Pour autant, si le corps est nécessaire à l'expression d'un esprit, rien ne montre que le premier soit une condition sine qua non à l'existence de l'esprit. D'ailleurs, il existe des marques d'une certaine emprise de l'esprit sur le corps.
L'esprit peut par exemple être tenu responsable de l'autodestruction et d'un retour à la santé d'un corps (prise de médicaments, de drogue, effet placebo, ...).

Il y a ainsi une forte interdépendance entre le corps et l'esprit. On peut voir les effet d'un état d'esprit sur un corps lors d'une dépression, par exemple. Inversement, une fatigue physique peut mener à une fatigue intellectuelle.

Un tatouage est un moyen évident de mettre en avant ce lien particulier.
En appliquant sur mon corps un dessin, un message provenant de mon esprit, je symbolise l'influence de mon esprit sur mon corps. Mais parallèlement, mon corps représente la seule manière pour mon esprit de s'exprimer et de transmettre ce message.
De plus, je permets à mon corps de réagir à sa façon, à travers la manière dont l'encre se diffusera dans ma peau, à la couleur qui en ressortira, au contraste entre l'artificiel et le naturel. En quelque sorte, cela devient également un moyen d'expression pour mon corps.



Le corps et l'esprit liés, le premier est clairement une forme de bornage du second. Si l'esprit d'un être humain veut voler, le corps ne le peut pas.

Pourtant, ce genre de limite tend à s'estomper.
Par exemple, on sait faire appel à de nouveaux dispositifs extérieurs. Les limites de la marche ont été abolies par le dressage du cheval, puis les inventions successives du vélo, de la voiture, et ainsi de suite. Pour reprendre l'exemple du vol, les deltaplanes et parapente permettent de s'affranchir des limitations corporelles de l'homme pour tendre à des capacités sans cesse repoussés.
De la même manière, on peut aussi répondre à certaines déficiences du corps, à l'image du rôle d'un fauteuil roulant pour un paraplégique.
Au delà de cela, il est de plus en plus possible de remplacer des parties du corps qui n'assurent plus leurs fonctions, soit par des transplantations d'organes ou de membres, soit par l'implantation de prothèses, voir de dispositifs techniques d'assistance (pacemaker). A terme, il sera sans doute possible de se rajouter de la mémoire, via des puces électroniques. D'ailleurs, les prothèses à simple but esthétique sont de plus en plus répandues.

Un tatouage est ainsi la marque de l'évolution de la conception du corps par la société.
Il est de plus en plus facile de modeler le corps selon nos besoins et nos envies, et il y a peu de doutes que cette tendance s'accentue à l'avenir.



Par ailleurs, l'omniprésence des tatouages à Rio de Janeiro est la marque de l'importance que revêt le culte du corps dans cette ville.
Tout le monde y fait attention à son apparence physique, à sa manière. La taille des rayons dédiés aux produits de beauté, le nombre de cabinets de chirurgie esthétique, de studios de tatouage, de coiffeurs, de salons de beauté, d'académies sportives en témoignent plus qu'ailleurs.
Pourtant, si tout le monde regarde tout le monde, si tout le monde se regarde, il semble que personne ne soit jugé sur le simple critère du physique. Qu'elle soit grosse, maigre, petite, grande, noire, blanche, toute personne se retrouve avec les autres sur une plage ou pendant le carnaval, assumant son corps et sans crainte d'être jugée.

Un tatouage représente paradoxalement ma façon d'accepter mon corps tel qu'il est et qu'il évoluera. Il montre aussi ma passion pour la ville de Rio de Janeiro et la vision du corps qui y règne, qui dépend plus du porteur de ce corps que de ceux qui le regardent. 

Enfin, comment parler de tatouage sans évoquer "The Pillow Book", superbe film de Peter Greenaway, où la calligraphie sur les corps occupe une place prépondérante. C'est sans doute en voyant ce film que j'ai compris la beauté et l'intelligence que pouvait recouvrir un tatouage, au delà du tatouage de marin ou de prison.
Car, il ne faut pas se leurrer, si j'ai décidé de me faire tatouer, c'est aussi parce qu'un tatouage bien pensé, bien placé et bien réalisé est souvent très beau.

La preuve ici, et surtout .


Pourquoi CE tatouage ?

Le filtre que représente mon corps gère en réalité un multitude de flux de matières et d'informations et les transforme en d'autres types d'information (hormones, tension nerveuse, ... ), un peu comme un ordinateur transforme les mots que l'on écrit en une suite de 0 et de 1.

Le corps est d'ailleurs pour moi une sorte de machine, les organes agissant comme différentes pièces d'un moteur, avec une position et une fonction propre. Cette analogie est d'autant plus vraie qu'on parvient désormais à réaliser des échanges standard par des greffes et des transplantations.

Ce tatouage est en quelque sorte la formalisation de cet état de fait. En traçant des lignes droites, des parallèles, des éléments symétriques, j'ai voulu matérialiser l'aspect artificiel d'une machine. Chacune des pièces dessinée n'est qu'un élément singulier faisant partie d'un tout, et a le même rapport au tatouage que chaque organe possède vis-à-vis du corps dans son ensemble.


Et si, en poussant plus loin le principe, il advient qu'un jour on puisse remplacer toutes les parties du corps humain, soit par des organes provenant d'autres corps, soit par des éléments artificiels, que se passerait-il ? Quelle serait la partie personnelle (âme, esprit, ... ) qui pourrait subsister ? Quel serait le siège des sentiments ?

Tous ces questionnements font partie intégrante des films Ghost In The Shell et Ghost In The Shell 2 Innocence.

Ce tatouage est un hommage direct à ces films d'animation de Mamoru Oshii. Le premier dessin et l'emplacement d'origine de ce tatouage étaient d'ailleurs (trop) littéralement inspirés des prises à l'arrière du cou des protagonistes, qui permettent le transfert de données. 


On a beaucoup parlé de corps jusqu'à présent, mais finalement assez peu de la notion d'individu.

Chaque être humain pour moi est capable. Capable de penser, de s'exprimer, de ressentir. Tous les hommes ne sont pas capables des mêmes choses, ni dans les mêmes proportions, mais aucune hiérarchie ne s'en dégage, ni aucun jugement de valeur. Le problème de notre société est le manque d'espace dévolu à chaque individu.

Par espace, j'entends à la fois la notion de place (lieu, dimension, moment), mais également celle de rôle, de possibilité d'expression et de reconnaissance.

Ce tatouage représente justement ma vision de la société idéale, dans laquelle tout le monde peut trouver sa place, son rôle, sa personnalité et ses moyens d'interagir ou non avec les autres, le tout sans empiéter sur l'espace des autres. Ainsi, certains peuvent occuper une position centrale en contact avec un grand nombre d'individus, d'autres se positionnent plus à la marge. Certains affichent leur singularité, d'autres préfèrent rentrer dans le rang.

Ce tatouage est également une marque de mon oscillation entre idéalisme (ce type utopique de rapports humains) et résignation (l'utopie est par définition une théorie qui reste quoi qu'il arrive non réalisable).


Mais en prenant un peu plus de recul, plus qu'une simple conception de la société, je pense qu'il s'agit d'une conception du monde différente de celle qui nous est généralement imposée en occident. Ma vision est liée aux principes de la topologie. Par opposition à la géométrie euclidienne, à la vision réductrice des religions monothéistes, la topologie ne privilégie pas un point de référence (le 0, l'origine, dieu, ...), ni la recherche de la vérité (de la pureté, de l'objectivité), mais la mise en relation des points entre eux, leurs rapports, leur environnement. L'approche de la réalité n'est donc pas la recherche d'un point de vue unique et définitif, mais bien la conscience que seule une prise en considération d'une infinité de réalités, distinctes mais liées, peut nous faire nous approcher d'une meilleure compréhension du monde.

Les notions de référence, de hiérarchie, d'absolu sont don abolies, par leur dilution dans une infinité de situations, par le relatif. Dans la topologie, il n'y a plus de bien ou de mal, il y a ce qu'il y a. Pas besoin de catégoriser les actes, de les hiérarchiser. Il faut simplement comprendre que tout acte, même isolé est porteur de conséquences.

Ce type de pensée est très courant dans les religions polythéistes, et principalement en Asie. Dans la religion Shinto, par exemple (au Japon, principalement), il n'y a pas de dieu. Il y a des Kami, sortes d'esprits, présents en toute chose. Seulement tous ne sont pas perceptibles. Un rocher peut être la formalisation d'un kami, de même qu'un arbre, une rivière, une montagne (le Mont Fuji en est un exemple). Et si la plupart du temps, les kami sont paisibles, stables et immobiles, il se peut qu'ils deviennent farceurs, voir qu'ils soient en colère (une branche qui tombe, un glissement de terrain, etc). Pour ne pas provoquer ce genre de réaction, il faut donc respecter les kamis. Un bon exemple nous est donné dans le film Le Voyage de Chihiro, de Hayao Miyazaki, avec le kami de la rivière (polluée).

Ce tatouage est ainsi la marque de mon intérêt pour la culture asiatique en général, et de ce que je crois comprendre de certaines croyances et visions du monde que l'on y trouve. Cela ne signifie pas pour autant que j'y crois, bien au contraire. Ne croyant en rien d'autre que mes sens, je me retrouve dans la poésie de cette façon de penser, qui laisse place au doute, à l'erreur. Car ceux-ci n'aboutissent pas sur un jugement (bien ou mal), mais sur des faits. 

Car c'est l'ensemble des formes et de leurs rapports entre elles qui forme un tatouage, un tout. Il n'y a pas de point privilégié, pas de hiérarchie, juste un ensemble de situations et d'identités propres. Il y aurait bien une orientation (un haut, un bas, ...), mais il suffit que je m'allonge pour offrir un nouveau point de vue et renverser ce que l'on prenait pour une vérité.


Enfin, il faudrait parler de ma vision de l'art. Louis I. Kahn, architecte américain de renom a dit un jour quelque chose comme : "you can only learn what you already know". C'est sans doute une des plus belles phrases que j'ai lues. Pour moi, elle signifie qu'il ne sert à rien d'aller contre la nature. IL est des choses que l'on aime, d'autres que l'on aime pas. On peut chercher à analyser, bien sûr, à approfondir, mais au final, cela revient à disséquer, à mathématiser une chose simple : certaines choses nous touchent, d'autres pas. 

Je pense ainsi que chacun cherche dans ce qu'il voit, ce qu'il expérimente, une résonance avec des choses qu'il connait déjà, qu'il comprend et qu'il apprécie. On peut ainsi parvenir à découvrir de la poésie et de la beauté dans certains moments qui en sont dénués pour d'autres personnes. 

Ce tatouage, je l'ai voulu très abstrait pour que tous ceux qui le voient y trouvent quelque chose qui leur serait propre, au delà de tout ce que j'ai pu raconter dans ce texte. C'est aussi un moyen pour chacun d'exprimer sont regard indépendamment du dessin en lui-même. D'ailleurs, la seule personne ayant tenté de déceler quelque chose y a vu une fée. Ce qui est à la fois très loin du compte (vu tout ce que je viens de dire) et exactement ce que je recherchais avec l'abstraction formelle.


Alors, bien sûr, je n'ai pas pris un feuille blanche en me disant que j'allais essayer de raconter tout cela à la fois. Non. J'ai d'abord décidé de l'endroit où j'allais le positionner, puis j'ai tenté plein de formes, en rapport avec certains dessins réalisés depuis 2005. En puis petit à petit, en testant une forme par ci, une autre par là, je me suis rendu compte de ce que signifiait un tatouage pour moi, puis que ce que je dessinais pouvait être porteur de plein de choses qui me touchent. Et bien que tout soit venu après un coup de crayon manqué, une page déchirée, ou un trait trop étiré, tout ce que j'ai dit ici a pesé dans la balance au moment de franchir la porte d'entrée du studio de tatouage.

D'ailleurs, je mets un point final à ce post en indiquant les coordonnées du Tatoueur : 

Roberto

Original Tattoo Studio

Rua Farani, 23 - sala:103 - Praia de Botafogo - CEP: 22231-020 
Rio de Janeiro / RJ

2010/03/25

Rio de Janeiro - Cidade Maravilhosa

O Cristo, visto da estação São Cristovão

A ideia desse serie de imagens surgiu numa conversação com amigos en 2005. O assunto éra ligado aos moradores da Zona Norte.

Essa população, esquecida pelo poder público que prefira investir dinheiro nas áreas já mais desenvolvidas (Zona Sul) ou em desenvolvimento por conta próprio (Zona Oeste), representa portanto uma parte fundamental da vida carioca e da cultura brasileira. A torcida grita mais na Zona Norte, as baterias batem mais forte lá. 

Mais isso não gera dinheiro. A especulação imobiliária prefira mostrar os lugares mais bonitos da cidade, usando os cartões postais dela como uma vitrine. As pessoas morando na Zona Norte são usadas para recuperar o dinheiro (impostos) que vai ser usado para melhorar as condições de vida dos turistas e dos moradores mais ricos da cidade. Esse processo foi ampliado com os escolhas do Rio de Janeiro para acolher o PAN2007, assim como jogos da copa do mundo de futebol de 2014 e as olimpiadas de 2016. O dinheiro vai chegar dos poderes públicos (Governo Federal, Governo Estadual, Prefeitura) para ser usado na Barra da Tijúca, deixando mais uma vez a Zona Norte no lado.

O princípio era o seguinte : tirar imagens dos lugares mais famosos do Rio de Janeiro, visto de angulos raros (como as pessoas esquecidas podem ver esses lugares), e mostrar como os moradores são usados para vender a cidade como um produto (código de barra) que pode trazer dinheiro em mãos privadas. 



O Cristo, visto da Rua das Laranjeiras
Conjunto Lagoa/Ipanema/Leblon, visto da favela Pavão-Pavãozinho

Como sempre, a ideia ficou assim um tempão sem ser desenvolvida. Foi um ano depois que eu saiu de novo com esse princípio, que usei para a capa do meu trabalho final de graduação (dez. 2006). Finalmente resolvi realizar mais algumas imagens para ver o que que poderia dar.


Obrigado á João e Pharra, pelas discussões, descobertas, etc, e desculpe para ter desenvolvido o conceito sem Vocês. Mas ainda tem muito para fazer.


A enseada de Botafogo, vista da favela Santa Marta.

2010/03/15

Tempus Fugit

Aqui tem um pequeno vídeo feito em stop motion, a partir de fotos tiradas numa esquina de Ipanema.
A música foi criada por un amigo carioca. Pode achar mais informações sobre ele aqui e .

2010/03/10

Piscinão do Alemão

Bon, pour ceux qui s'intéressent un peu à Rio de Janeiro, voici un petit article sorti aujourd'hui dans le journal O Dia.

Il s'agit d'une carrière plus ou moins désaffectée située au beau milieu d'un réseau de favelas dénomé "Complexo do Alemão", situé bien loin des plages et des parcs naturels (pour mieux s'en rendre compte, vous pouvez aller voir sur google maps).
Les habitants des environs ont donc investi les lieux pour en faire une sorte de base de loisirs informelle.
Le journal a donc demandé à quelques architectes de Rio ce que pourrait donner un parc un peu plus officiel.

C'est pas grand chose (fait en un peu plus d'une demi-journée), mais voici quelques images :

©BLAC

2010/03/04

410 plus grand

En attendant que le Collective s'agrandisse, au moins les sections se reproduisent vite.
Quelques jours après une section dédiée à la musique, voici ouverte une nouvelle partie consacrée à nos photos.
Le tout en moins d'une semaine ! Au moins, on ne chôme pas.
Cette partie du blog, nommée 410 Collective sera donc une sorte de portail menant aux autres catégories.

2010/03/02

What if...



Bon, c´est juste une petite image un peu facile et pas très intelligente, mais j´ai eu cette idée la semaine dernière, alors voilà.

2010/03/01

410 COLLECTIVE, Premiere

Voilà c'est parti! Ce sont les premiers pas du 410 collective qui, je l'espère, sera un lieu d'inspiration, d'échanges et surtout d'expressions à la fois personnelles et collectives comme son nom l'indique.